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MARS 7 8 9
Père de l'Eglise, Grégoire (dit le Théologien) est le frère de saint Basile le Grand,
de sainte Macrine.
Issu d'une famille fervente, il approfondit sans cesse sa foi. Il se marie et aimera toujours tendrement sa femme.
Grégoire de Nazianze et Basile l'entraînent à prendre une part de plus en plus active au service
de l'Eglise.
Devenu évêque de Nysse, contre son gré, car il ne sent doué ni pour l'action ni pour la pastorale,
il est déposé par des ariens. Il devient ensuite évêque du
diocèse du Pont et joue un rôle important au Concile de Constantinople (381).
A la fin de sa vie, il se met à écrire : il réfute l'arianisme, commente la Bible, entre
autres la Genèse,
le Cantique des Cantiques et les Béatitudes. Dans la Vie de Moïse, il nous décrit l'ascension
mystique; et cette oeuvre fit de lui le Père des mystiques.
Comment écoutes-tu le Crucifié, toi qui vis trop bien ? 10
Anne Milleret avait déménagé à Paris à la suite de la séparation de ses parents.
A la mort de sa mère, elle perd la foi mais la retrouve en écoutant Lacordaire. Elle résolut alors de faire
de sa vie un service de Dieu et des autres. Elle fonde en 1844, selon les besoins du temps, un institut pour l'éducation
des jeunes filles, pour aider celles-ci à découvrir que la religion n'est pas contraire à la raison.
Elle choisit comme nom de religion Marie-Eugénie de Jésus. Elle veut que les soeurs de l'Assomption
aient une formation intellectuelle solide et soient "contemplatives dans l'action".
C'est une folie de ne pas être ce que l'on est avec le plus de plénitude possible" 15
Une lumineuse figure dans le sillage de saint Vincent de Paul. Louise a passé toute sa vie à Paris.
Jeune femme comblée par la naissance d'un fils, elle perd en 1625, à trente-quatre ans, son mari Antoine Le Gras.
D'un tempérament inquiet, dépressif, elle se relève de ce deuil grâce à
l'aide pacifiante de Monsieur Vincent.
C'est alors qu'elle répond à l'appel de Vincent de Paul et se consacre entièrement aux soins des pauvres,
s'installant avec les filles de la Charité à La Chapelle et au Faubourg Saint-Denis. Elle devient le 25 mars 1634
la première fille de la Charité. Elle meurt six mois avant Monsieur Vincent. Leur amitié demeure un exemple frappant
de cette complémentarité entre un fondateur et une fondatrice, si fréquente et féconde dans l'histoire de l'Eglise.
18 19 Le Carmel a un attachement tout particulier à saint Joseph. Sainte Thérèse avait pour lui
une confiance telle qu'elle plaça sous son patronage le premier monastère de sa réforme, Saint-Joseph d'Avila. Je continuais à croire que, si je retrouvais la santé, je servirais Dieu davantage.
C'est là notre grande erreur : nous ne nous en remettons pas entièrement à la conduite du Seigneur. Il sait pourtant
mieux que nous ce qui nous convient. (...) Je pris le glorieux saint Joseph pour avocat et patron, et je me recommandai
tout particulièrement à son intercession. J'ai vu clairement que ce père et seigneur de mon
âme m'a
délivrée de mon mal et de bien d'autres plus grands où il y allait de mon honneur et du salut de mon âme :
il a même fait pour moi plus que je ne lui demandais. Au reste je ne me souviens pas de lui avoir jusqu'ici
rien demandé qu'il ne m'ait accordé. C'est une chose étonnante que les grandes grâces
dont Dieu m'a favorisée, que les périls, tant de l'âme que du corps, dont il m'a
délivrée par l'entremise de ce bienheureux saint. Le Seigneur semble avoir donné
grâce aux autres pour nous assister dans tel ou tel besoin ; mais saint Joseph,, je le sais par expérience,
nous assiste en toutes nos nécessités. Notre Seigneur veut nous montrer sans doute qu'il exauce
dans le ciel toutes les prières de celui auquel il obéissait sur la terre car Joseph, en qualité
de père nourricier et de père adoptif, avait ici-bas droit de lui commander.
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